INTERVIEW DU MAGAZINE COOL 1986

Cliquez sur la photo pour la voir en grand format

 

Cool : Pat, peux-tu nous parler de ce nouvel album. Il semble qu'il te tient particulièrement à coeur?

Pat Benatar : Oui, car il remet pas mal de choses en question. Ce disque est très différent des précédents. Un mélange innovateur de mélodie et de folie, rock'n roll avec une couleur rythm and blues assez prononcée en font le disque que nous recherchions avec le groupe depuis nos débuts, que ce soit au niveau vocal ou instrumental.

Cool : Ces débuts, parlons-en. Remontons l'histoire, comment est née Pat Benatar ?

Pat Benatar : Tout bêtement en 53 à Brooklyn. J'ai été élevée à Long Island où j'ai étudié l'opéra. A 20 ans, premier grand départ. Je quitte New-York pour m'installer à Richmond ( Virginie) où je commence à chanter dans des cabarets.* Puis en 75, le retour à New-York, je rencontre mes musiciens actuels à Greenwich Village* et depuis nous ne nous sommes plus quittés.

Cool : Une rencontre qui va décider de ta vie professionnelle, mais aussi de ta vie sentimentale ?

Pat Benatar : Exact, puisque je me suis mariée un an après* avec le guitariste du groupe Neil Geraldo, qui est aussi mon producteur.

Cool : Guitariste, producteur, mari, mais aussi une quatrième fonction depuis Mars 85 ?

Pat Benatar : Je vois où tu veux en venir ! Il est aussi le papa de notre petite fille, Haley, qui est née en même temps que l'album "Tropico". Il a fallu accoucher de ces deux nouveaux-nés en même temps et ce ne fut pas une petite affaire, mais ils se portent à merveille !

Cool : La naissance d'un bébé, ne va-t-elle pas changer ta vie de rockeuse ?

Pat Benatar : Non, car tout d'abord cet enfant va donner un nouveau sens à ma vie. Haley m'a permis de capter une confiance en moi que je n'arrivais pas à atteindre, toujours ballotée comme je l'étais entre deux personnalités différentes. Maintenant, je me sens tout à fait moi et je suis prête pour de nouveaux démarrages fulgurants !

Cool : Côté disque, je crois que tu n'as pas à te plaindre non plus ?

Pat Benatar : Je reconnais avoir beaucoup de chance car presque tous mes albums ont été récompensés. En 80 " Crimes Of Passion" a obtenu le Grammy Award comme meilleur album. En 81, j'ai reçu celui de la meilleure chanteuse de rock avec " Fire And Ice" et aussi en 82 et 83 avec "Shadows Of The Night" et " Love Is A Battlefield"*. Je ne compte pas les disques de platine et d'or. Avec tout ce qui m'arrive depuis que j'ai commencé à chanter, on ne peut pas être plus heureuse que je ne le suis.

Cool : De quelle façon envisages-tu la suite de cette carrière déjà si fructueuse ?

Pat Benatar : Avec beaucoup de fidélité à ce que j'ai toujours désiré être, c'est à dire rechercher sans cesse de nouvelles techniques*, garder sa fraîcheur, c'est très important, ne pas s'éparpiller stylistiquement parlant* et surtout rester très motivée par la scène. J'espère respecter tout ça !

Cool : Vas-tu continuer tes tournées de par le monde ?

Pat Benatar : Dans quelques jours, nous partons pour une tournée internationale*. Je ne peux pas vivre sans la scène qui représente l'aspect le plus gratifiant de ce métier. Imagine-toi que nous avons eu lors de notre dernier tour en 83, plus de 2 millions de spectateurs*. C'est fantastique et maintenant je ne peux plus m'en passer !

*Message de la Webmaster : cette interview me paraît suspect et fabriquée de toute pièces par le journaliste car on y trouve plusieurs incohérences. D'abord, elle chantait dans des cabarets à New York ( et non pas à Richmond ), elle a rencontré ses musiciens grâce à la maison de disque ( et non pas à Grenwich Village), elle s'est mariée avec Neil 3 ans après l'avoir rencontré ( et non pas 1 an), ensuite Pat n'est pas du genre à se vanter de ses récompenses ou du nombre de spectateurs dans ses concerts, ni à rechercher des nouvelles techniques, quant au fait de rester fidèle à son style musical, ça n'a pas été le cas car elle a sorti un album de Blues. Enfin quand elle parle de cette tournée internationale, elle n'a jamis eu lieu ( la dernière date toujours de 1983 ).

retour aux divers articles de presse